Le départ de la profession enseignante a des conséquences négatives individuelles et collectives. Afin de mieux comprendre, et ainsi prévenir, les facteurs associés à ce phénomène, la Fondation d’entreprise MGEN pour la Santé publique a mené une étude en s’appuyant sur l’échantillon d’enseignants issu de participant à la cohorte CONSTANCES.

La relation entre divers déterminants sociaux et la sortie du métier d’enseignant a été analysée, selon que la reconversion s’effectue ou non au sein du monde éducatif.

Les résultats de ces travaux, publiés dans la revue Acta Psychologica, révèlent une nette distinction : si le passage vers une autre fonction éducative semble traduire une évolution positive, la réorientation hors du secteur apparaît, quant à elle, davantage motivée par des facteurs négatifs (symptômes dépressifs, tensions avec le public, difficultés financières, etc.). Par ailleurs, le changement de métier au sein du secteur éducatif s’avère plus fréquent chez les hommes, les enseignants du primaire et les professionnels en milieu de carrière.

Ce travail souligne ainsi la nécessité d’intégrer les facteurs sociaux et sanitaires, en plus de ceux liés aux conditions de travail, tant dans la recherche sur l’attrition enseignante que dans l’élaboration des stratégies pour la diminuer.

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